Chante à nouveau sur ce perchoir,
Toi le coucou qui tôt s’éveille,
Donne au printemps ce goût d’espoir :
Ton cri haché qui sur nous veille.


Toi le coucou qui tôt s’éveille
Du cerisier en ostensoir
Tu nous révèles la merveille
Dès le matin et jusqu’au soir.


Donne au printemps ce goût d’espoir
Qui dépouille de sa corbeille
Le merisier en arrosoir
Dès que tu frappes son oreille.


 Ton cri haché  qui sur nous veille
En tapinois ouvre l’espoir,
Et l’an prochain, voix sans pareille,
Chante à nouveau sur ce perchoir.

Raymond DELMAS

      (Quadrille)