Chemin faisant CHEMIN PENSE(E) Dormir au dessus de l'eau Se coucher en prsence d'animaux sauvages Courir dans la rose A MA M... DE TROIE ET SON HEROS Un an en plus DES CLICS ET DES CLACS ORCHIDEE SOUPE A LA GRIMACE SABOT BEAU PARCOURS 57 MARCASSIN CHEMINANS CABANETTE .ANTE. CABANETTE... POST SOURIS AU CHOCOLAT AU FIL DE L'EAU LA GUERRE DES T : TM   EMT  T PETITS DOIGTS PREMIER BORN sans BORNES REVEIL DANS LA BRUME METAMORPHOSE PAIN D'ANTAN CHOUETTES Chemin 28 Papillonnement Loup dvoy Le bouleau de THIBAULT Chemins d'automne Truite et Saumon Trout and Salmon Kettle Eolienne Automne Dauphins bleus Veille Pluie printanire L'ombre du fayard Femme polychrome Icare en Aubrac Abeilles Epoux vante HENRY IV BEGERONNETTEs AUX BRAS D'AUBRAC retour

PLUIE PRINTANIERE

Sombres nuages noirs, don de la Providence,
Gonflés comme vessies prêtes à éclater
Vous savez à propos brusquement dilater
Et rompre cette poche, eau mère d’abondance.

Sur des sols desséchés, les gouttes projetées
Semblent se rétracter en un sursaut rebelle
De crainte de devoir creuser une ruelle
Sur la langue de terre aux papilles assoiffées.

Pour recevoir du ciel la douce récompense
Le perce-neige incline une tête indolente,
La jonquille dorée bien plus indépendante
Rive un œil dentelé en toute indifférence.

Le crocus plus terrien, humant l’humidité,
Enroule ses pétales en forme de spirales,
Offrant aux assaillants des prises minimales,
Pour n’ouvrir qu’au soleil sa chaste nudité.

En divers coloris et sur sa tige en fête
Se dresse la jacinthe, rouge, blanche ou lilas
Dont l’humide teneur vient incliner les bras.
Mais quand cesse l’averse, elle reprend trompette.