routes secondaires


description rapide de l’image

Aller au contenu | Home | Aller au menu| Aller à la recherche

dimanche 20 septembre 2020

ARBRE REMARQUABLE LOZERE

__
HETRE DE VEYRINES__

HETRE_VEYRINES__1_.JPG

HETRE_VEYRINES__10_.JPG

HETRE_VEYRINES__11_.JPG

                 HÊTRE

Quand revient le printemps, là-haut en altitude,

Les hêtres esseulés que l’on aurait crus morts

Sentant un lent redoux vêtir leur solitude

Osent un fin bourgeon, comme pris de remords.

Quand enfin libéré d’une trop longue trêve,

A nouveau revêtu d’un ample vêtement,

Fruit de sève qui monte, alimentant le rêve,

Il peut à tout le ciel offrir le firmament.

Quand au chapeau de vert, d’uniforme harmonie

S’ajoutent çà et là quelques nouvelles fleurs

Pour en faire un tableau tout de polychromie,

On le voit pavaner et puis finir en pleurs.

Quand sur les champs de neige il étale son ombre,

Découpant sur le sol des ramures de cerfs

Aux abois, emmêlés, rivalisant en nombre.

Quand le vent souffle fort on les croit sur les nerfs.

Ah que ne puis-je, hélas ! Du seuil de ma fenêtre,

Contempler cette mue au rythme des saisons,

Conscient qu'en ta présence "être ou bien ne pas être "

Il faut bien l’admettre, tient de la déraison.

                 Raymond DELMAS

HETRE_VEYRINES__12_.JPG

HETRE_VEYRINES__13_.JPG

HETRE_VEYRINES__14_.JPG

HETRE_VEYRINES__15_.JPG

lundi 27 juillet 2020

MEMOIRE DES MURS

__
LES MURS SONT DEVENUS BAVARDS
Fresque_Eruptive_TH.jpg

Fresque Eruptive. TABLEAU DE THERESE DELMAS

ILS NOUS LIVRENT LEUR SECRET
LES_MURS_2020__4_.JPG

LES_MURS_2020__6_.JPG

  MEMOIRE DE MURS

Quel que soit le pays, quel que soit le climat,

L’homme a toujours choisi un type d’habitat,

Pour abriter les siens du soleil de la pluie,

Qui réponde à ses vœux, permette sa survie,

               En dépit du format.

Au temps des pharaons, près des terres numides,

Pour honorer les chefs ce fut les pyramides.

Edifices brillants, simples, originaux :

Gloire de leur vivant, secret de leurs tombeaux

               Qui toujours intimident.

Fameux Machu Picchu, relique des Incas,

Prestigieux édifice où sans aucun tracas

On pourrait aujourd’hui vivre comme vous fîtes,

Les pierres en ces lieux sont une douce invite

               A surprendre vos pas.

Des trésors souterrains des grottes de Lascaux

Remontent jusqu’à nous les cris des animaux,

Paissant sur les parois en mode fort sylvestre,

Dont le son caverneux, tel un vibrant orchestre,

               Résonne jusqu’à nous.

Simples blocs de granit limitant les pâtures,

Grossièrement posés, bien mieux qu’une peinture

Lorsque souffle le vent sur les plateaux d’Aubrac,

Murailles, murs, murets, à l’adret, à l’ubac

               Vous êtes le mur…mure.
                 Raymond DELMAS

LES_MURS_2020__8_.JPG

LES_MURS_2020__12_.JPG

mardi 12 mai 2020

LOZERE BISONS

BRAVE BISON BIZZARE

             BISON RAVI__

Bison bien brun, bourru, bizarrement bâti,

Insolite, incrusté, insolent, inconstant

Sut sans s’en soucier survivre sans abri,

Ouvrant au vent d’autan ou par oublis ôtant,

Noctambule notoire, les nuits de Margeride.



Race rassasiée aux ruisseaux, aux rivières,

Aux âges, aux avatars, aux abris de misère,

Va, violent et vengeur vers quelque vain solo,

Ivre, indomptable, enfin, immense Buffalo.

               Raymond DELMAS         le 12 MAI 2020

le_bison_1.JPG

jeudi 16 avril 2020

PRINTEMPS AVRIL 2020

__
Nos_fleurs_avril_2020__2_.JPG__

Nos_fleurs_avril_2020__4_.JPG

Nos_fleurs_avril_2020__10_.JPG

QUAND LE CŒUR SE Confine…

Quand le cœur se confine au lever du printemps,
Il oublie aussitôt le beau tapis de neige
Où croît à discrétion cette « goutte de neige »*
En un tapis de luxe hélas pour peu de temps.

Quand le cœur se refuse à respirer l’air pur,
Il s’interdit de voir le cerisier en grappes
Qui tout de blanc vêtu de sa robe d’agapes
Exhale à chaque Pâque son bouquet dans l’azur.

Quand le cœur se contracte en ce début d’avril,
Il laisse évaporer le parfum des jacinthes
Au profit de l’abeille aux claires brosses ceintes
De l’odorant pollen pour un miel volatil.

Quand le cœur s’atrophie à refuser de voir
Ces becs jaunes flotter sur leurs vertes béquilles,
Jupettes de dentelle, aimant de bas résilles
Dans leur balancement de souples encensoirs.

Quand le cœur s’anémie à ne daigner ouvrir
Un œil admiratif pour l’oiseau sur la branche,
Pour la tulipe rouge auprès de la pervenche
Lors mieux vaut lâcher prise et pousser un soupir.

Raymond DELMAS Le 14 Avril 2020
Nos_fleurs_avril_2020__5_.JPG
Nos_fleurs_avril_2020__8_.JPG
Nos_fleurs_avril_2020__9_.JPG
Nos_fleurs_avril_2020__11_.JPG
Nos_fleurs_avril_2020__12_.JPG

lundi 16 mars 2020

MA POUPEE 2020

__
mes_3_Poupees__3_.JPG

POUPÉE

La poupée offre à tous d’immenses agréments

Par la taille, le port, le choix des vêtements,

Mais en toute matière ils soignent la plastique,

Pas mécontents du tout qu’elle soit élastique.

Les bébés fraîchement posés dans leur berceau

Reçoivent à foison ce type de cadeau :

En terre, bois, ivoire, aux yeux de porcelaine,

Courtisane pimpée ou portant bas de laine.

Les filles grandissant se soucient de l’aspect :

Les robes, les cheveux, le regard circonspect

Privilégiant ongles et maquillage,

La touche de beauté qui convient à leur âge.

Elles en explorent ensuite les dessous

En quête de leurs propres intimes remous

Mêlant déjà habits et beaux contes de fées,

Prélude à leurs tantôt naissantes taupinées.

Les vieux plus réactifs, délaissant les froufrous,

Les visages fripés, et tous autres atouts,

Pour les mieux dorloter, de jour comme de nuit,

De préférence à nu, les glissent dans leur lit.

Raymond DELMAS Le 25 février 2020

mes_3_Poupees__2_.JPG

mes_3_Poupees__1_.JPG

- page 1 de 28