routes secondaires


description rapide de l’image

Aller au contenu | Home | Aller au menu| Aller à la recherche

CARNET DE ROUTES

Fil des billets

mardi 11 juin 2019

L'EPINE ET LA ROSE 2019


ROSES_DU_JARDIN.jpg

ROSES_DU_JARDIN__5_.jpg

L’EPINE et LA ROSE

L’épine est le gardien, la rose la marquise.

La belle aux mille plis encore bourgeonnants

Attend que le dégel libère la banquise

Sous les yeux attentifs des veilleurs à piquants.

L’entente entre les deux de tout temps fut acquise :

L’épine est le gardien, la rose la marquise,

Le piquant protecteur toujours pointe son dard,

La déesse à son gré peut vaquer à son fard.

Sans l’accord du support nul ne peut à sa guise

Tailler, froisser, cueillir, tolérer le vaurien,

L’épine est le gardien, la rose la marquise,

De cet hymen puissant nul ne détruit le lien.

Dans ce corset rugueux, dans cette fleur exquise,

L’un cerbère amoureux, souple en sa fermeté,

L’autre velours rosé, riche de sa beauté,

L’épine est le gardien, la rose la marquise.

                   Raymond DELMAS        Le 13 Mai 2019

ROSES_DU_JARDIN__6_.jpg

ROSES_DU_JARDIN__7_.jpg

mardi 14 mai 2019

DORDOGNE 2019 LA PAON


Lascaux_padirac__63_.JPG

Lascaux_padirac__67_.JPG

     LE PAON DE DORDOGNE

O toi paon vénéré jusqu’à la démesure,

En raison de ton port qui suscite l’éveil

Comme le fait le jour au lever du soleil,

Révèle de ton être une juste envergure.

Tout en toi resplendit ; ton corsage luisant

Se gonfle lentement pour être à la mesure

De qui peut se vanter viser la démesure

Tant ton être total peut être séduisant.

Il atteint cet éclat quand lentement se lève

Cette traîne nuptiale en un ample éventail

Digne des mille feux d’un flamboyant vitrail

Qu’un gracieux atour lentement parachève.

Ce dôme solennel, d’étoiles constellé,

Finement nervuré et surmonté d’ocelles

Tels des papillons bleus épinglés en kyrielles,

Découle d’un vert col d’où tout a ruisselé.

Dès le lever du jour Valentin prend patience,

Il tend le bout de pain que convoite César,

Admire en même temps sa parure de tsar :

Belle école de vie à double complaisance.

Raymond DELMAS Le 2 Mai 2019 Lascaux_padirac__104_.JPG

Lascaux_padirac__107_.JPG

Lascaux_padirac__141_.JPG

PHOTOS_Raymond__78_.JPG

PHOTOS_Raymond__90_.JPG

PHOTOS_Raymond__91_.JPG

vendredi 15 mars 2019

PRINTEMPS DES POETES 2019


T'as de beaux yeux

                Tu sais !

VEAU_VACHE.jpg

   RACE D’AUBRAC

Vache d’Aubrac avec ton veau

Tu n’es que belle aux pâturages.

Trésor venu du fond des âges

Rien ne peut être plus nouveau.

Lorsque tu vas boire au ruisseau

Ta peau devient couleur nuages.



Vache d’Aubrac avec ton veau

Tu n’es que belle aux pâturages.

Tes yeux cerclés sur ton museau

Donnent de toi si beaux visages

Que l’on croirait plus que mirages

De t’admirer dans ce berceau,

Vache d’Aubrac avec ton veau.

Raymond DELMAS Le 14 Mars 2019

LES_AUBRAC.jpg

Vous qui passez sans me voir.

Lors de mes sorties à la capitale, je fais la BELLE.
Lors de mon estive, je donne le ton au paysage.
Je me prête à merveille aux ciels bleus, aux ciels chargés de nuage.
Je dégage LA PAIX, la BEAUTE DE L'AUBRAC. Peu importe que ce soit une scène urbaine, une montagne, je me sens appelée à représenter LA BEAUTE où qu'elle soit.

Texte de THERESE

mardi 26 février 2019

LA PIE 2019


         NID DE PIE

Trône là-haut, toi nid de pie

Exemple type du tisseur,

Ravissement du bâtisseur,

Toi qu’on surnomme la chipie.

Autour de toi tout n’est qu’envie

De supplanter cet agresseur.

Trône là-haut, toi nid de pie

Exemple type du tisseur.

Si dans les airs l’autour t’épie,

Voyant du fort son épaisseur

Et de ses piques la grosseur

Ta forteresse le défie.

Trône là-haut, toi nid de pie

Raymond DELMAS

              Le 17 Février 2019
                      (Rondeau)

LA_PIE.JPG

LA_PIE_BIS.JPG

mardi 13 novembre 2018

11 NOVEMBRE 2018

__
Nos aïeux ont supporté le poids et l'horreur de cette Grands Guerre.

Ils n'avaient qu'un mot sur les lèvres : "Jamais plus ça !" Hélas !
11_NOVEMBRE_2018__20_.JPG_

VAL(H)EUREUX GUERRIERS DE 14-18

Heureux, vous combattants, survivants de l’enfer

Du feu venu du ciel, des éclats des canons,

Heureux bien que blessés de forger le renom

D’un pays assiégé, dans le froid de l’hiver.

Heureux représentants d’une terre reprise

Au prix du sacrifice, au prix de la douleur,

Heureux et triomphants, venus trouver douceur

Au pays délaissé pour la cause entreprise.

Heureux, vous jeunes gens, vecteurs de ce fardeau

Dont vous portiez le poids sans vraiment le comprendre,

Heureux de voir le feu soudain devenu cendre,

Pour vous enfin hissé comme un noble drapeau.

Heureux les rescapés de l’horrible hécatombe

Sous la pluie et le vent, dans la boue et le sang,

Heureux d’avoir servi, parfois en titubant,

D’être restés debout aussi près de la tombe.

Heureux, nous les Français, de lire dans la pierre

Vos noms et vos prénoms au front des monuments,

Heureux de célébrer, disparue indûment,

Une jeune moisson ensevelie entière.

Heureux de célébrer ces beaux anniversaires,

Et bien que les conflits perdurent tout autour,

Nous avons à ce jour et non sans maint détour,

Dont une guerre en plus, cessé d’être adversaires.

Raymond DELMAS Le 11 Novembre 2018

- page 1 de 8