NEIGE

Parfois tu tombes fraiche farine

Que l’on ressent sur la narine

Quand tout le sol vêt son manteau

Sans pouvoir en recouvrir l’eau.

Lui servirais-tu de tétine ?


Tu échappes comme l’ondine

Qui se dissout dans le ruisseau,

Parfois.

Quand au printemps le sol tu mines

Et sur le flanc de la colline

Réapparais tel un joyau

D’un rouge vif coquelicot

Tu te révèles fort mutine,

Parfois.

Raymond DELMAS Le 12 Janvier 2010

                              (Rondeau