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HETRE DE VEYRINES__

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                 HÊTRE

Quand revient le printemps, là-haut en altitude,

Les hêtres esseulés que l’on aurait crus morts

Sentant un lent redoux vêtir leur solitude

Osent un fin bourgeon, comme pris de remords.

Quand enfin libéré d’une trop longue trêve,

A nouveau revêtu d’un ample vêtement,

Fruit de sève qui monte, alimentant le rêve,

Il peut à tout le ciel offrir le firmament.

Quand au chapeau de vert, d’uniforme harmonie

S’ajoutent çà et là quelques nouvelles fleurs

Pour en faire un tableau tout de polychromie,

On le voit pavaner et puis finir en pleurs.

Quand sur les champs de neige il étale son ombre,

Découpant sur le sol des ramures de cerfs

Aux abois, emmêlés, rivalisant en nombre.

Quand le vent souffle fort on les croit sur les nerfs.

Ah que ne puis-je, hélas ! Du seuil de ma fenêtre,

Contempler cette mue au rythme des saisons,

Conscient qu'en ta présence "être ou bien ne pas être "

Il faut bien l’admettre, tient de la déraison.

                 Raymond DELMAS

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