Chemin faisant CHEMIN PENSE(E) Dormir au dessus de l'eau Se coucher en prsence d'animaux sauvages Courir dans la rose A MA M... DE TROIE ET SON HEROS Un an en plus DES CLICS ET DES CLACS ORCHIDEE SOUPE A LA GRIMACE SABOT BEAU PARCOURS 57 MARCASSIN CHEMINANS CABANETTE .ANTE. CABANETTE... POST SOURIS AU CHOCOLAT AU FIL DE L'EAU LA GUERRE DES T : TM   EMT  T PETITS DOIGTS PREMIER BORN sans BORNES REVEIL DANS LA BRUME METAMORPHOSE PAIN D'ANTAN CHOUETTES Chemin 28 Papillonnement Loup dvoy Le bouleau de THIBAULT Chemins d'automne Truite et Saumon Trout and Salmon Kettle Eolienne Automne Dauphins bleus Veille Pluie printanire L'ombre du fayard Femme polychrome Icare en Aubrac Abeilles Epoux vante HENRY IV BEGERONNETTEs AUX BRAS D'AUBRAC retour

CHOUETTES

Hiboux, chouettes ou ducs, citoyens de la nuit,
Partout dans le pays vos cris sèment l’effroi
Quand au tomber du jour vous pourchassez vos proies
Avec circonspection, au-delà de minuit.

Vos lancinants appels transpercent la noirceur
Comme le font vos yeux dans l’épaisseur du noir,
Mi lune, mi soleil : pour vous, lueur d’espoir,
Pour le passant transi, augure de malheur.

Vos battements feutrés agitent les hauteurs,
En quête de grandeur et non d’hégémonie,
Mais les superstitieux vous vouent aux gémonies,
Quand vous n’êtes jamais qu’un simple visiteur.

Oiseaux du savoir vrai, maîtres du contre-jour,
Qui scrutez et sondez au-delà des lueurs
Les profondeurs de l’âme et l’épaisseur des cœurs,
Vos paupières alourdies font de vos nuits nos jours.

Depuis des ans déjà, de mon ciseau à bois,
Je vous lisse les plumes et vous ouvre les yeux
Sans pour autant vous voir vous envoler aux cieux,
Mais pour le seul plaisir de vous voir, plein d’émois.

Vous trônez en tous lieux, sans honte et sans tabous,
En tous types d’essences, et sans vous enflammer,
Rustiques ou peaufinées, lisses ou ébouriffées,
En bois et sur écran, votre regard m’est doux,

Prunelles d’amadou !